La perte d’un nourrisson ou d’un bébé dit “Mort-né” en islam, sa patience et sa récompense

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L’être humain vient dans ce monde avec un seul but unique : adorer son seigneur. Allah dit dans son livre saint : je n’ai créé les djinns et les humains que pour qu’ils m’adorent. (Coran 51/56). Les buts mondains, lorsqu’ils sont en accord avec les préceptes de notre noble religion qui est l’islam, sont bien évidemment permis. Mais, le leitmotiv du croyant doit tout de même être la religion, et ce jusqu’à sa mort.

Ce dernier reste inéluctable à tout être humain foulant le sol de ce bas monde. Allah dit dans son noble livre : Toute âme goutera à la mort (sourate 3 verset 185). La mort reste une fatalité dont nous avons pleinement conscience. Nous savons assurément tous qu’un jour, notre âme sera ramenée vers celui qui l’a créé. Que cette dernière devra rendre compte de ce qu’elle aura commis comme méfait, ou comme bien accompli. Ce que nous espérons tous, c’est qu’Allah le très haut, par sa mansuétude la plus ultime, nous accorde son pardon dans la vie d’ici-bas, et la vie éternelle dans son paradis dans l’au-delà. La perte de l’être cher reste un évènement douloureux. Mais lorsqu’il s’agit de celle d’un enfant, et, qui plus est nourrisson, l’épreuve en devient que plus difficile. Comment supporter la douleur de devoir se séparer d’une part de soi ? cette part de soi à qui on a donné naissance et que l’on doit déjà rendre à celui qui en est le détenteur et le créateur ? Car certes, il ne faut pas oublier que c’est à Allah que nous appartenons, et c’est vers lui que nous retournerons. Gardons en tête que c’est Allah qui donne sa part de joie et de bonheur à chacun, mais c’est aussi Lui qui y met un terme au moment où il l’aura décidé. La Science de l’inconnu n’incombe qu’à Allah. Remettons-nous en à son décret aussi douloureux et subit soit-il.

Cependant, devant l’épreuve de la perte d’un enfant, d'un bébé mort-né ou toute autre d’ailleurs, la patience et la résignation sont les plus nobles caractères à adopter. Dans le cas présent, nous sommes dans une patience atteinte face a l’épreuve et la difficulté de la perte d’une partie de soi. C’est une des trois catégories de la patience. En effet, quelle douleur est plus immense que de perdre l’être que nous avons accompagné 9 mois dans sa conception. Conception divine accompagnée de ses douleurs comme de ses joies, que nous avons mis au monde avec douleur et larmes . Et nous voilà fatalement contraint, par la volonté du très haut à devoir lui dire adieu.

Lors de la perte du nourrisson avant ou après la naissance, le monde devient vain, la joie quitte subitement les cœurs pour laisser place à l’amertume de la mort, la tristesse face au deuil qui suivra cette perte, et enfin, l’acceptation du décret d’Allah dans cette épreuve plus que difficile. A ce moment-là, si le croyant ne dispose pas d’une foi inébranlable, la vie peut quasiment n’avoir plus aucun intérêt. Mais c’est pourtant là que cette dernière doit prendre tout son sens. Tout d’abord, n’oublions jamais une chose, Allah n’éprouve que ceux qu’il aime comme le dit si notre noble prophète ﷺ dans un hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « La grandeur de la récompense est à la mesure de la grandeur de l’épreuve. Quand Allah aime des gens, Il les éprouve. Celui qui accepte l’épreuve aura la satisfaction d’Allah ; et celui qui lui oppose son mécontentement, Allah sera mécontent de lui. » [Tirmidhi].

Ensuite, durant cette épreuve difficile, il est aussi bon de se rappeler le 6ieme commandement des piliers de la foi : croire au destin qu’il soit bon ou mauvais. En effet, s’en remettre à Allah au moment de l’épreuve, en sachant que par cela, il nous éprouve par amour et non par punition, est réellement l’acceptation sincère du 6ieme pilier de la foi. En croyant et en acceptant ce décret divin, malgré la tristesse et la douleur que cette épreuve engendrée au moment de son annonce, cela révèle la foi inébranlable du croyant, sa résignation et son humilité face a la décision du très haut. Ce sont là des caractéristiques nobles qui font partie de l’essence même de notre belle religion qui est d’être persuadé dans son for intérieur que chaque chose qui nous parvient d’Allah 3azawajal n’est qu’un bien. C’est la volonté divine et nous devons nous y soumettre.

Et enfin, maintenant que nous avons conscience que la clef pour tout musulman est la patience face à cette épreuve, nous allons essayer Inshâ Allah de trouver le moyen d’y parvenir. Ô Musulmans, sachez qu’Allah aime les endurants, les patients et ceux qui restent fermement attachés à leur religion malgré les épreuves. Et tout cela dans un seul but : œuvrer sincèrement au quotidien pour atteindre la récompense divine comme nous le promet Allah jalālu-hu dans son noble livre : « Oui l’homme a été créé instable. Quand le malheur le touche, il est abattu ; et quand le bonheur le touche, il est grand refusant sauf ceux qui pratiquent la salat » (coran 70, verset 19/22). Le croyant pieux sait bien que le bonheur et le malheur sont deux moyens conduisant à deux sortes d’adoration que sont l’endurance et la gratitude. S’il est touché par un bien, il remercie le donateur, mais si par la suite Allah lui reprend ce qu’il lui a donné, il se doit d’endurer sans désarroi ni inquiétude en s’en remettant à la volonté du très haut. Sans penser que cela est une punition, mais, Tout simplement une épreuve. Et c’est ici que le verset : « Certes, nous sommes à Allah et c’est à lui que nous retournerons (sourate 2 ; verset 156) » prend tout son sens.

Les versets et les hadiths relatant de la récompense qui sera octroyée aux patients et aux endurants est présente dans bons nombres de versets et de hadiths, aucun doute là-dessus. Mais la patience suite à la perte d’un enfant une épreuve bien spécifique dont le messager a parlé lorsqu’il a dit : D'après Mouawiya Ibn Qoura(das), mon oncle allait voir le Prophète ﷺ avec son fils et l'asseyait devant lui. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Tu l'aimes ? ». Il a répondu : Oui je l'aime ardemment. Plus tard, l'enfant mourut. Alors le Prophète ﷺ lui a dit : « C'est comme si tu étais triste pour lui ? ». Il dit : Oui ô messager d'Allah. Alors le Prophète ﷺ dit : « Ne te plairait-il pas lorsque Allah va te faire entrer dans le paradis que tu le trouves devant une porte parmi ses portes et qu'il l'ouvre pour toi ? ». Il dit : Certes. Le Prophète ﷺ dit : « Ce sera comme cela si Allah le veut ». (rapporté par ibni Sa’d) Il est sans conteste assuré que la perte d’un nourrisson est unique et sa douleur sans égal. La peine incommensurable et le vide ressenti est réel et profond. C’est une douleur maintes fois narrée par notre messager ﷺ.

Lors de la mort d’Ibrahim, en voyant le Prophète ﷺ pleurer, son compagnon Abd Rahman Ibn Awf fut surprit et lui demanda « Toi aussi, Prophète de Dieu ? ». Ce à quoi le Messager de Dieu répondit « Ibn Awf, cela est une miséricorde ». Puis Muhammad ﷺ dit : « Les yeux pleurent, le cœur est triste, mais nous ne disons que ce qui plait à Dieu. Ô Ibrahim, ta séparation nous chagrine !» On demanda à Soufian Thawri quelle fut l’ampleur de sa tristesse pour son fils : il répondit : « j’ai pleuré de sang le jour de sa mort. » Pleurer l’être cher est tout ce qu’il y a de plus humain. C’est même nécessaire afin de faire le deuil. Être patient dans l’épreuve ne signifie pas avoir un cœur de pierre. Les larmes et la tristesse sont permises. Ce qui n’est pas permis ce sont les lamentations et le fait de se frapper le corps ou se gifler le visage en criant comme cela était de coutume à l’époque antéislamique (Jahilya) . La douleur de cette épreuve est unique. Et cela, sans l’ombre d’un doute. Œuvrons selon notre belle religion face à elle, et les fruits récoltés n’en seront que plus doux.

Qu’Allah permette nous permette de faire face à cette épreuve douloureuse. D’y faire face avec patience et endurance. Qu’il nous pardonne nos manquements, nos oublis et nos pêchers. Qu’il nous rende fort durant l’épreuve et raffermisse nos pas sur le chemin de la rectitude.

Vous trouverez ci-apres la liste des carrés musulmans sur Paris et Île-de-France. 👉"Carrés Musulmans".

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