Le lavage mortuaire selon l'islam pour l'adulte et le nourrisson

ablutions

Toilette rituelle Musulmane ou toilette mortuaire sur le musulman quel que soit sa condition (homme, femme, nourrisson) est une obligation qui concerne l’ensemble de la communauté. Cela stipule que dès lors qu’un nombre suffisant de personnes puisse s’en charger, les autres en sont exemptés. Plusieurs hadiths relatent cette obligation. Nous allons en citer quelques uns.

♦ Selon Abou Hourayra (das), Le messager ﷺ a dit : « le musulman a cinq obligations vis à vis du musulman :

♦ Lui rendre le Salam ♦ Rendre visite au musulman malade ♦ Suivre son cortège funèbre ♦ Répondre à son invitation ♦ Lui dire lorsqu’il éternue : « que Dieu soit miséricordieux envers toi ». (Al Boukhari,Mouslim).

Lorsqu’on fait référence ici au cortège funèbre, on parle de l’ensemble des obligations qui corroborent ce dernier. Et ici en l’occurrence, la toilette mortuaire. Elle ne se dissocie pas des autres devoirs mortuaires envers les défunts. C'est un véritable devoir moral pour les musulmans. Cette pratique implique des règles très strictes référées selon la lecture et l’interprétation des passages du livre saint ainsi que de la sunna de notre noble messager ﷺ. Le Prophète ﷺdit : "Celui qui lave un croyant et n’en dévoile rien, Allah lui pardonnera quarante fois. Celui qui aura creusé la tombe pour un croyant et l’y introduit aura la même récompense que s’il l’avait abrité jusqu’au Jour de la Résurrection. Et celui qui l’aura mis dans un linceul, Allah le revêtira au Jour de la Résurrection d’habits de soie fine et de brocarts du Paradis." (Rapporté par Al-Hâkim, Baïhaqi, Ibn Maja).

Alors qu’un homme se tenait debout sur le mont Arafat, il tomba de sa monture. Quand il tomba, il mourrut sur le coup. le messager ﷺdit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et recouvrez-le de deux tissus. » En effet, la dépouille doit faire l'objet d'une purification totale afin de permettre à celui à qui on l’administre l’accession vers l’au-delà. Tout défunt devra obligatoirement être accompagné durant ce processus, qui constitue indéniablement une étape clef de cette pratique qu’est le lavage mortuaire. Cette toilette rituelle purificatrice doit être effectuée obligatoirement par un musulman ou une musulmane. Elle doit être exécutée de préférence par un membre de la famille ou un proche connu pour sa piété et sa sagesse, sinon par un imam ou un responsable religieux. Mais quoi qu’il en soit, elle devra être pratiquée par une personne de foi comme le dit notre bien aimé ﷺ : "Que les gens honnêtes se chargent de la toilette de vos morts". En somme, une personne de bonne moralité connue de tous. Les hommes peuvent laver les hommes, leurs propres épouses et les filles considérées impubères. Quant aux femmes, elles peuvent laver les femmes, leurs propres époux et les garçons considérés eux aussi comme impubères (jusqu'à l'âge de 7 ans).

Après la mort de sa fille Zaynab (das), l'Envoyé d'Allah ﷺ dit aux femmes : "Lavez-la trois ou cinq fois ou même davantage si vous le jugez utile avec de l'eau pure, puis avec de l'eau mêlée de feuilles de jujubier. Au dernier lavage, mettez dans l'eau un peu de camphre. Puis quand vous aurez terminé, appelez-moi''. Nous l'appelâmes donc lorsque nous eûmes terminé et alors il nous donna son propre manteau (haqw ou izâr) en disant : Couvrez-en son corps «. Ce hadith décrit la procédure à suivre pour laver le défunt. Les explications plus détaillées sont données par les savants comme suit : Tout d’abord ceux qui procèderont au Ghusl (lavage mortuaire) devront avoir émis l’intention. On étendra ensuite le corps sur une table pour commencer le lavage rituel. Si le défunt a des éléments sur son corps tel une prothèse, une bague et autres bijoux ceux qui pratiqueront le lavage mortuaire devront obligatoirement lui retirer tout cela pour laisser le corps dans sa nature première. On poursuit ensuite en retirant les vêtements. Au besoin on découpe ces derniers pour faciliter leur dégagement tout en couvrant ses parties intimes (du nombril aux genoux). On continuera en nettoyant le corps pour le débarrasser de toute impureté extérieure avec un linge propre. Se faisant, on ne taille ni les cheveux pour la femme, ni la barbe pour les hommes. Les ongles très longs et la moustache trop longue peuvent être coupés. On presse légèrement le ventre du défunt pour en faire sortir ce qu’il contiendra d’impuretés. Et c’est là que commencera le lavage.

Le messager d’Allah ﷺ a commandé que l’on commence par les membres du côté droit et par les parties du corps que l’on lave lors des ablutions. On débutera donc par un lavage des parties intimes (Istinja) en versant l’eau sans découvrir ces dernières. On procèdera en passant les mains sous l’ étoffe qui recouvre le défunt, après s’être muni d’un linge propre. Puis avec une eau mélangée de feuilles ou de la poudre de feuilles de jujubier, on procède comme suit :

° Laver d’abord la tête et la barbe. Si la défunte est une femme, on démêle et on lave les cheveux puis ont tresse en trois nattes comme nous en informe le hadith d’Ummu 'Atiyya (das) :

« Et nous avons fait de ses cheveux trois nattes (les cheveux de Zaynab), une de chaque côté et un autre derrière. » (Rapporté par Boukhari, Mouslim, et Nasâ`î)

° On Lave le visage en évitant que l’eau pénètre par la bouche et les narines. ° On lave le côté droit du corps dos compris, en le tournant sur son côté gauche du haut vers le bas. ° On lave le côté gauche du corps dos compris, en le tournant sur son côté droit toujours du haut vers le bas. ° Et enfin, lors du dernier lavage, il est de la pratique prophétique d’utiliser de l’eau mélangée à du camphre Kafour. On en lave le défunt en dernier et on ne rince pas. Le camphre protègera et éloignera les petits insectes de la terre du défunt. On pourra aussi combler les parties naturelles et les blessures avec du coton. Ce lavage est à accomplir au moins une fois. Mais selon la sunna, on peut le répéter 3 fois, 5 fois ou 7 fois ou même plus selon notre prophète ﷺ et cela toujours en nombre impaire. Après cela, si certaines impuretés (Najâçah) sortent encore du corps, on pourra les nettoyer sans avoir à faire de nouveau les ablutions. Le lavage terminé, le corps sera séché à l’aide d’un linge puis il sera parfumé de parfum de Musc sur les parties de prosternation du corps (front, nez, mains, genoux, pieds).

Il est aussi préconisé de parfumer le corps en entier et d’embaumer le linceul à l’aide d’encens. A noter que durant tout le déroulement de ce rituel, le respect du défunt est une obligation comme nous en informe le Prophète ﷺ « Celui qui brise l'os de son frère décédé, c'est comme s'il le lui avait brisé lors de son vivant. » Son intimité est aussi à respecter. Le messager ﷺ a dit : celui qui accomplit le lavage mortuaire d’un musulman et n’en dévoile rien, Allah lui pardonnera quarante fois. Celui qui creuse sa fosse et l’y introduit, aura la même récompense que s’il l’avait abrité jusqu’au jour de la résurrection et celui qui l’embaume, Allah le très haut le revêtira au jour de la résurrection d’habits de soie fine et de brocard du paradis. (Al Hakim ,Al bayhaqi). Il lui est recommandé d’invoquer Allah en faveur du mort pendant l’exécution de la toilette mortuaire et de se garder de tout bavardage inutile.

Ne rien répéter dans le cas où celui qui lave verrait une mauvaise chose durant le rituel funéraire et au contraire informer les proches dans le cas d’une bonne vision. Après que le lavage mortuaire soit complètement terminé, on procède à l’habillement du corps de son linceul. Dernier vêtement porté par le défunt dans la vie d’ici-bas. Pour l’homme, le linceul doit se composer de trois étoffes conformément au hadith de Aîsha « Le messager d’Allah ﷺ a été embaumé dans trois étoffes yéménites blanches en coton dans lesquelles il n’y avait ni qamis, ni turban. Il y fut simplement embaumé. Parer le défunt dans un linceul de plus de trois pièces n’est pas permis car cela est contraire à la manière dont le prophète ﷺ avait été embaumé. Le surplus de linceul et l’exagération de son prix ne sont pas chose louable. Cela est considéré comme du gaspillage d’argent et par ce fait, le mort n’en recevrait aucun bienfait. Pas même le vivant par ailleurs. Ce qui a été cité ci-dessus comme obligation et rite funéraires musulmans pour l’homme s’applique aussi pour la femme car il n’y a aucune preuve qui fasse de différence entre les deux. Il arrive que le corps du défunt soit en trop mauvais état pour être soumis à un lavage mortuaire à base eau. Dans ce cas, nous aurons recours au Tayyamum (ablutions sèches). Elles consistent à passer ses mains sur de la terre ou une pierre puis à les appliquer sur le visage, les poignets et les mains du défunt.

Concernant le nourrisson ou le nouveau-né ayant poussé son premier cri, les obligations qui s’appliquent sur lui sont les mêmes que celles appliquées sur le défunt adulte. On accomplira sur lui la prière funéraire et on implorera le pardon et la miséricorde en faveur de ses parents. Néanmoins l’enfant mort-né ou le fœtus, il n’y a pas de prescriptions à appliquer les trois rites (Lavage mortuaire, Linceul, Prière janaza). On peut toutefois les réaliser sans aucune gêne. Le prophète Muhammad ﷺn’a pas accompli la prière mortuaire sur son fils Ibrâhim mais il l’a faite pour d’autres enfants. Aïcha a dit : On présenta au Prophète ﷺ un enfant des Ansârs et il pria sur lui. Je dis alors : « Bienheureux soit-il ! Un oiseau du paradis qui n’a pas commis le moindre péché ». Le Prophète répondit « As-tu quelque chose d’autre à ajouter, ô Aicha ? Certes, Allah a créé le Paradis et ceux qui l’habiteront, Il les a créés dans les lombes de leurs parents. De même, Il a créé l’Enfer et ceux qui l’habiteront, Il les a créés dans les lombes de leurs parents.

L'imam An-Nawawî a dit : « Il y a unanimité de tous les savants reconnus sur le fait que l’enfant de parents musulmans qui décède appartient aux gens du Paradis. Quant à ce hadith on pourra répondre en disant que le Prophète ﷺ a probablement interdit à Aïcha de se hâter sans preuve d’émettre un jugement catégorique ou bien qu’il a prononcé ces mots avant d’apprendre que tel était le devenir des enfants de parents musulmans. Une autre explication a été avancée par Si-Sîndi. Celui-ci affirme que la réprobation de notre Bien-Aimé Prophète ﷺ à l’égard d’Aïcha visait uniquement le fait qu’elle avait certifié l’entrée au Paradis d’un enfant en particulier. En effet il a dit : « le caractère établi de la foi de ses parents relève de l’inconnu et c’est à cela qu’est suspendu son jugement auprès d’Allah le Très Haut. Notons que la prière funéraire musulmane est uniquement accomplie sur ce qui ressort des textes sur le foetus mort-né après qu’on lui ait insufflé une âme. Ceci a lieu après les quatre mois de grossesse révolus. On ne priera donc pas sur lui si la mère le perd avant cette date car il n’échappera à personne qu’il n’est dans ce cas pas considéré comme « mort ». Cette opinion se fonde sur le hadith de Abdullah Ibn Massoud qui rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « La création de l’être humain s’opère dans le ventre de sa mère, durant quarante jours. Il prend alors la forme d’une adhérence pendant une période identique et devient ensuite toujours pendant la même durée un morceau de chair. Un ange lui est alors envoyé et lui insuffle l’âme ».

Quant à la condition imposée par certains savants, selon laquelle l’enfant doit sortir vivant du ventre de sa mère, elle repose sur le hadith suivant, Lorsque l’enfant a poussé son premier cri, on priera sur lui et on héritera de lui. Or ce hadith est faible et ne peut donc servir de preuve ainsi que l’ont démontré les savants musulmans.

Vous trouverez ci-apres la liste des carrés musulmans sur Paris et Île-de-France. 👉"Carrés Musulmans".

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